Les autorités administratives de la wilaya du Trarza se sont rendus lundi à N’Diago pour évaluer les dégâts causés par les hautes vagues qui ont frappé cette localité, située dans l’extrême sud-ouest du pays.
Ces responsables, selon le correspondant de Sahara Media ont reçu des instructions pour se rendre sur place afin de faire l’état des lieux.
Ces mêmes sources précisent que les autorités mauritaniennes avaient déjà proposé aux populations vivant le long de la plage des pêcheurs de se déplacer vers des lieux plus propices à l’habitat afin de se mettre à l’abri des fortes houles et de la haute marée.
Les autorités seraient en passe de réhabiliter une digue naguère érigée pour protéger la ville contre la montée des eaux et qui avait été balayée par les vents de sable.
Les informations obtenues par le correspondant de Sahara Media font état de la destruction d’une dizaine d’habitations mais on ne déplore heureusement aucune victime.
mercredi 28 novembre 2018
24-11-2018 21:00 - Catastrophe à N’Diago : silence total !
- Une semaine après la furie des eaux qui ont emporté tout sur leur passage, les sinistrés de N’Diago(département de Keur Macène) sont toujours laissés à eux-mêmes.
Aucune assistance ou aide d’urgence n’a jusqu’à présent été apportée à des populations sinistrées qui ne comprennent pas ce silence coupable des autorités ou des ONG nationales si promptes à venir au chevet des sinistrés de catastrophes naturelles, se désole Yaly N’Diaye, natif de N’Diago.
Les autorités régionales (chef d’arrondissement de N'Diago, préfet de Keur Macène et gouverneur du Trarza), tout comme les élus locaux sont restés de marbre et n’ont jamais sonné l’alerte.
Le bilan de la folle colère de la mer, survenu le 18 novembre dernier, est lourd.
Une douzaine de maisons se sont déjà effondrées sous les assauts des vagues, en quelques minutes. Les habitants ont pu s’échapper et ont dû se réfugier chez des voisins et des pirogues ont été complètement calcinées.
Ces familles sont dans une situation critique : sans abris, sans denrées alimentaires emportées par les eaux.
Menacé par la montée du niveau de la mer, N’Diago est sans digue de protection. Des travaux de rénovation ou de protection n’ont jamais été entrepris par les pouvoirs publics. Un phénomène très ancien, mais qui s'est accéléré avec le réchauffement climatique. Les effondrements interviennent parfois sans crier gare. Chaque année, l'océan grignote la côte et atteint les concessions. On estime qu'au large des côtes africaines, l'océan avance d'un à trois mètre par an.
A ce rythme, N’Diago, tout comme les villages ou villes côtières, pourraient disparaître, engloutis par la mer. L’urgence se fait sentir à N’Diago mais la priorité est ailleurs…
Aucune assistance ou aide d’urgence n’a jusqu’à présent été apportée à des populations sinistrées qui ne comprennent pas ce silence coupable des autorités ou des ONG nationales si promptes à venir au chevet des sinistrés de catastrophes naturelles, se désole Yaly N’Diaye, natif de N’Diago.
Les autorités régionales (chef d’arrondissement de N'Diago, préfet de Keur Macène et gouverneur du Trarza), tout comme les élus locaux sont restés de marbre et n’ont jamais sonné l’alerte.
Le bilan de la folle colère de la mer, survenu le 18 novembre dernier, est lourd.
Une douzaine de maisons se sont déjà effondrées sous les assauts des vagues, en quelques minutes. Les habitants ont pu s’échapper et ont dû se réfugier chez des voisins et des pirogues ont été complètement calcinées.
Ces familles sont dans une situation critique : sans abris, sans denrées alimentaires emportées par les eaux.
Menacé par la montée du niveau de la mer, N’Diago est sans digue de protection. Des travaux de rénovation ou de protection n’ont jamais été entrepris par les pouvoirs publics. Un phénomène très ancien, mais qui s'est accéléré avec le réchauffement climatique. Les effondrements interviennent parfois sans crier gare. Chaque année, l'océan grignote la côte et atteint les concessions. On estime qu'au large des côtes africaines, l'océan avance d'un à trois mètre par an.
A ce rythme, N’Diago, tout comme les villages ou villes côtières, pourraient disparaître, engloutis par la mer. L’urgence se fait sentir à N’Diago mais la priorité est ailleurs…
07-11-2018 20:16 - Nouadhibou : des pêcheurs se plaignent contre la Garde-côtes
Des pêcheurs traditionnels de Nouadhibou (Nord Mauritanie) estiment être "victimes de plusieurs obstacles" de la part des gardes-côtes.
Mardi, ils ont déclaré à Alakhbar: « Nous sommes des jeunes mauritaniens actifs dans la pêche depuis des années, mais nous faisons face à plusieurs formes d’injustice de la part des garde-côtes: en cette année 2018, nous avons versé 620 mille ouguiyas de taxes; mais la Garde-côtes continue de saisir, à tort, notre matériel de travail ».
Mardi, ils ont déclaré à Alakhbar: « Nous sommes des jeunes mauritaniens actifs dans la pêche depuis des années, mais nous faisons face à plusieurs formes d’injustice de la part des garde-côtes: en cette année 2018, nous avons versé 620 mille ouguiyas de taxes; mais la Garde-côtes continue de saisir, à tort, notre matériel de travail ».
04-11-2018 17:23 - Mauritanie : arrestation de 36 pêcheurs mauritaniens
La Marine mauritanienne a arrêté samedi à Nouakchott 36 pêcheurs traditionnels dont la plupart sont originaires de Ndiago dans le sud du pays, selon une source d’alakhbar.
Les arrestations sont intervenues après le "refus" de l’équipage d’une pirogue d’être arraisonnée suite à un contrôle d’identité, a poursuivi la source. La source a ajouté que la Marine mauritanienne procède à ces vérifications d’identité en application de la loi interdisant l’embarcation d’étrangers dans le cadre de la pêche artisanale.
De "lourdes amandes sont infligés aux contrevenants, ce qui suscite la colère de ces derniers qui font recours à des étrangers pour combler le déficit de personnel".
Ce dimanche, les pêcheurs de la capitale ont refusé d’embarquer en mer protestant contre la lourdeur des amendes et exigeant la libération de leurs collègues en arrestation.
Les arrestations sont intervenues après le "refus" de l’équipage d’une pirogue d’être arraisonnée suite à un contrôle d’identité, a poursuivi la source. La source a ajouté que la Marine mauritanienne procède à ces vérifications d’identité en application de la loi interdisant l’embarcation d’étrangers dans le cadre de la pêche artisanale.
De "lourdes amandes sont infligés aux contrevenants, ce qui suscite la colère de ces derniers qui font recours à des étrangers pour combler le déficit de personnel".
Ce dimanche, les pêcheurs de la capitale ont refusé d’embarquer en mer protestant contre la lourdeur des amendes et exigeant la libération de leurs collègues en arrestation.
jeudi 24 mai 2018
ça ne va pas dans le secteur de la pêche", s’indignent les pêcheurs qui interpellent Aziz
Pas du tout contents, c’est le sentiment qui anime les pêcheurs mauritaniens. A l’origine de ce mécontentement, l’immatriculation obligatoire pour les embarcations des pêcheurs artisanaux mauritaniens, avec son lot de préjudices.
Yali Ndiaye, président de la coopérative "Le Mole" qui revendique plus de 4.000 membres, s’en explique à Cridem, et interpelle le président Ould Abdel Aziz.
"Avant ce recensement, la majorité des pêcheurs mauritaniens n’avaient pas de licences de pêche. L’exclusivité du monopole des licences de pêche étaient détenus par les hommes d’affaires. Ceux qui n’avaient pas de licences de pêche ont saisi ce recensement pour se procurer légalement des licences de pêche. Sauf que, à leur grande surprise, le ministère des pêches et de l’économie maritime leur a notifié, malgré la détention de leurs licences de pêche, ils ne pouvaient plus pêcher notamment les poulpes. Cette interdiction, que le ministère justifie par le dépassement du quota de pêche des poulpes, est source de conflits, et elle est incompréhensible. C’est un pas en arrière que le ministère des pêches vient de franchir, en procédant de cette manière".
Conséquence de cette interdiction. Dès la reprise, au mois de juillet, de la pêche, marquant la nouvelle saison, ils pourront tout pêcher sauf les poulpes. Une mesure qu’ils dénoncent vivement et à haute voix. Au total, ils seront plus de 4.000 pêcheurs qui vont être touchés par cette interdiction que le président de la coopérative "Le Mole" a qualifiée d’"injuste" et de "préjudiciable" à l’égard des pêcheurs mauritaniens qui ont réussi à bénéficier des nouvelles licences de pêche.
Yali Ndiaye a également interpellé le président de la République sur un autre sujet. Il s’agit de l’importation des matériels de pêche qui sont subventionnés par l’Etat mauritanien. Il dit ainsi ne pas comprendre qu’à titre d’exemple, le moteur hors-bord (Yamaha 60 ch) qui coûte sur le marché, 1.700.000 (HT), est revendu à 2.200.000 MRO, soit une augmentation "injustifiée" de 500.000 MRO. Il explique qu’un intermédiaire, qui est le seul habilité à traiter avec la société qui importe les matériels de pêche en Mauritanie, joue la pluie et le beau temps, en facturant comme il l’entend les matériels de pêche que supportent difficilement les pêcheurs mauritaniens.
Le président de la coopérative "Le Mole" a invité le président Aziz à agir très rapidement pour mettre fin à cette situation qu’ils ont à plusieurs reprises soumis au ministère des pêches et de l’économie maritime. Mais, sans solution.
lundi 24 avril 2017
Grève générale des pêcheurs artisanaux
Les pêcheurs artisanaux ont décidé, ce lundi 24 avril, d’observer une grève générale illimitée en guise de protestation contre la réduction unilatérale des prix des produits halieutiques destinés à l’exportation, décidés récemment par les mareyeurs.
Ainsi, ces derniers ont pris, lors de leur dernier conclave, des mesures visant à réduire de 2300 um à 1800 um le prix de ces produits. Ces réductions drastiques vont sensiblement affecter notre situation" ont protesté les pêcheurs.
Confrontés à de multiples problèmes, notamment la présence de bateaux chinois et turcs, la cherté du matériel et du carburant, les pêcheurs artisanaux disposant de petites embarcations ne voient plus le bout du tunnel.
« Et la situation se corse quotidiennement. Même si avec le départ de pêcheurs sénégalais qui utilisaient le mono-filament, on a enregistré une nette amélioration des prises de poissons. L’accès au crédit pour l’achat ou la réparation des pirogues relève d’un parcours de combattant», se lamentent-ils.
Face à l’urgence de la situation, les protestataires sollicitent une intervention urgente des autorités et notamment la commission de fixation des prix afin de plafonner à une tarification acceptable pour toutes les parties les produits destinés à l’exportation (calamars, céphalopodes, crustacés, thiof et dorade). Ils mettent en garde les mareyeurs contre toute volonté de faire redescendre les prix à un niveau bas qui plongerait le secteur dans un profond marasme. « A chaque fois qu’il ya beaucoup de poissons, les mareyeurs font redescendre systématiquement les prix alors que les prix des produits destinés à l’exportation sont difficiles à pêcher», se plaint l’un des grévistes.
Les pêcheurs espèrent trouver une oreille attentive auprès des membres de la commission de fixation des prix de référence des produits de pêche destinés à l’exportation.
Pour rappel,c’est par arrêté 417/MEPEM/MEF que ladite commission a été mise sur pied. Et l’article 16 du décret 2017-027 du 6 mars2017 est relatif à la commercialisation des produits de la pêche destinés à l’exportation. La commission devra se pencher au cours des prochaines semaines sur cet épineux dossier.
Par ailleurs, les pêcheurs artisanaux louent le travail exemplaire mené par deux garde-côtes (Khalil et Bazeïd) et encourageant les autres à abonder dans le même sillage. Ils ne manquent pas de dénoncer l’apparition de campements pirates au nord (Belwakh et Tinzatt) regroupant des pêcheurs artisanaux au moment où les mauritaniens sont bloqués faute de pièces d’identité. Les reçus de dépôt sont systématiquement rejetés. Ils y voient une « flagrante contradiction».
Enfin, les grévistes réclament la tenue de discussions entre les différentes parties et comptent poursuivre leur mouvement jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.
Ainsi, ces derniers ont pris, lors de leur dernier conclave, des mesures visant à réduire de 2300 um à 1800 um le prix de ces produits. Ces réductions drastiques vont sensiblement affecter notre situation" ont protesté les pêcheurs.
Confrontés à de multiples problèmes, notamment la présence de bateaux chinois et turcs, la cherté du matériel et du carburant, les pêcheurs artisanaux disposant de petites embarcations ne voient plus le bout du tunnel.
« Et la situation se corse quotidiennement. Même si avec le départ de pêcheurs sénégalais qui utilisaient le mono-filament, on a enregistré une nette amélioration des prises de poissons. L’accès au crédit pour l’achat ou la réparation des pirogues relève d’un parcours de combattant», se lamentent-ils.
Face à l’urgence de la situation, les protestataires sollicitent une intervention urgente des autorités et notamment la commission de fixation des prix afin de plafonner à une tarification acceptable pour toutes les parties les produits destinés à l’exportation (calamars, céphalopodes, crustacés, thiof et dorade). Ils mettent en garde les mareyeurs contre toute volonté de faire redescendre les prix à un niveau bas qui plongerait le secteur dans un profond marasme. « A chaque fois qu’il ya beaucoup de poissons, les mareyeurs font redescendre systématiquement les prix alors que les prix des produits destinés à l’exportation sont difficiles à pêcher», se plaint l’un des grévistes.
Les pêcheurs espèrent trouver une oreille attentive auprès des membres de la commission de fixation des prix de référence des produits de pêche destinés à l’exportation.
Pour rappel,c’est par arrêté 417/MEPEM/MEF que ladite commission a été mise sur pied. Et l’article 16 du décret 2017-027 du 6 mars2017 est relatif à la commercialisation des produits de la pêche destinés à l’exportation. La commission devra se pencher au cours des prochaines semaines sur cet épineux dossier.
Par ailleurs, les pêcheurs artisanaux louent le travail exemplaire mené par deux garde-côtes (Khalil et Bazeïd) et encourageant les autres à abonder dans le même sillage. Ils ne manquent pas de dénoncer l’apparition de campements pirates au nord (Belwakh et Tinzatt) regroupant des pêcheurs artisanaux au moment où les mauritaniens sont bloqués faute de pièces d’identité. Les reçus de dépôt sont systématiquement rejetés. Ils y voient une « flagrante contradiction».
Enfin, les grévistes réclament la tenue de discussions entre les différentes parties et comptent poursuivre leur mouvement jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.
jeudi 5 mai 2016
Les pêcheurs artisanaux affichent leur unité d’action
Les pêcheurs artisanaux regroupés au sein de la coopérative « Le Moole»ont manifesté leur unité d’action au cours d’un grand rassemblement, vendredi soir (29 avril), àSebkha. Ils ont décidé de taire leurs divergences et d’œuvrer de façon concertée, en se rangeant derrière leur président.
Revigoré par la forte mobilisation de ses collègues et le soutien sans faille qui lui ont réitéré ses collègues, Yaly N’Diaye a plaidé pour une union des cœurs et des esprits, appelant à un changement de comportements et de mentalités.
Remerciant les partenaires (Kosmos Energy, Mauritanie 2000 et Giz) pour leur appui précieux, yaali a demandé aux autorités une prise en compte des aspirations des pêcheurs artisanaux dans les différentes politiques de pêche.
Il y a un manque de transparence important au niveau de la gestion du secteur de la pêche, le plus souvent préjudiciable aux communautés de pêche artisanale ; des mécanismes formels de consultation et de participation des acteurs de la pêche dans la prise de décision sont, le plus souvent, absents ou inefficaces.
La surexploitation des ressources halieutiques et les impacts plus larges notamment la détérioration des habitats et des écosystèmes (cas des bateaux chinois) ont été dénoncés en chœur par les pêcheurs.
Une présence qui met en péril la durabilité de nos ressources ainsi que celle des activités de pêche artisanale, pour la transformation et la commercialisation des produits halieutiques dans notre pays.
Mohamed Ould Limam, le représentant de Kosmos,s’est réjoui du partenariat particulièrement avantageux qui lie sa société à la coopérative « Le Moole » qui a considérablement contribué au changement des modes de vie des populations deNdiago et de tous les petits villages.
Le président la fédération mauritanienne des mareyeurs Mohamed Ould Rabih a mis en exergue le travail de proximité réalisé par la coopérative appelant ses adhérents à se ranger derrière Yaly N’Diaye pour poursuivre l’œuvre entreprise au bénéfice de tout le monde.
De son côté, Mme Rokhaya M’Bodj, représentante de Mauritanie 2000 a invité les femmes à mieux s’organiser et à mieux connaître leurs droits pour qu’elles puissent avoir ‘’une meilleure visibilité’’ de leurs activités professionnelles en vue d’influer sur les politiques publiques de pêche et pour la survenue de changements positifs durables’’ dans leurs activités socio-professionnelles.
Elle a toutefois reconnu qu’il y a "nécessité de renforcement des capacités techniques, managériales, etc. qui constituent une entrave pour les femmes". Les responsables de la coopérative affichant une transparence sans faille ont dressé le bilan des activités menées par leur structure, conviant les pêcheurs à se rapprocher de la structure.
Ils ont fait part à l’assistance des différents dons (gilets de sauvetage, bâches…) qu’ils ont reçus et de l’utilisation qui en a été faite. Des aides sociales de 1.500.000 ouguiyas ont été octroyées à des pêcheurs en détresse, suite à l’incendie qui avait ravagé récemment leurs pirogues à la plage de Nouakchott.
Des équipements ont été octroyés aux sélections de N’diago et de Mboyo, engagées dans le tournoi des villages wolofs de football. Une exposition de photos retraçant les différentes actions entreprises (campagne d'assainissement, destructions de mono-filaments et manifestations) par la coopérative « Le Moole » était au menu.
Revigoré par la forte mobilisation de ses collègues et le soutien sans faille qui lui ont réitéré ses collègues, Yaly N’Diaye a plaidé pour une union des cœurs et des esprits, appelant à un changement de comportements et de mentalités.
Remerciant les partenaires (Kosmos Energy, Mauritanie 2000 et Giz) pour leur appui précieux, yaali a demandé aux autorités une prise en compte des aspirations des pêcheurs artisanaux dans les différentes politiques de pêche.
Il y a un manque de transparence important au niveau de la gestion du secteur de la pêche, le plus souvent préjudiciable aux communautés de pêche artisanale ; des mécanismes formels de consultation et de participation des acteurs de la pêche dans la prise de décision sont, le plus souvent, absents ou inefficaces.
La surexploitation des ressources halieutiques et les impacts plus larges notamment la détérioration des habitats et des écosystèmes (cas des bateaux chinois) ont été dénoncés en chœur par les pêcheurs.
Une présence qui met en péril la durabilité de nos ressources ainsi que celle des activités de pêche artisanale, pour la transformation et la commercialisation des produits halieutiques dans notre pays.
Mohamed Ould Limam, le représentant de Kosmos,s’est réjoui du partenariat particulièrement avantageux qui lie sa société à la coopérative « Le Moole » qui a considérablement contribué au changement des modes de vie des populations deNdiago et de tous les petits villages.
Le président la fédération mauritanienne des mareyeurs Mohamed Ould Rabih a mis en exergue le travail de proximité réalisé par la coopérative appelant ses adhérents à se ranger derrière Yaly N’Diaye pour poursuivre l’œuvre entreprise au bénéfice de tout le monde.
De son côté, Mme Rokhaya M’Bodj, représentante de Mauritanie 2000 a invité les femmes à mieux s’organiser et à mieux connaître leurs droits pour qu’elles puissent avoir ‘’une meilleure visibilité’’ de leurs activités professionnelles en vue d’influer sur les politiques publiques de pêche et pour la survenue de changements positifs durables’’ dans leurs activités socio-professionnelles.
Elle a toutefois reconnu qu’il y a "nécessité de renforcement des capacités techniques, managériales, etc. qui constituent une entrave pour les femmes". Les responsables de la coopérative affichant une transparence sans faille ont dressé le bilan des activités menées par leur structure, conviant les pêcheurs à se rapprocher de la structure.
Ils ont fait part à l’assistance des différents dons (gilets de sauvetage, bâches…) qu’ils ont reçus et de l’utilisation qui en a été faite. Des aides sociales de 1.500.000 ouguiyas ont été octroyées à des pêcheurs en détresse, suite à l’incendie qui avait ravagé récemment leurs pirogues à la plage de Nouakchott.
Des équipements ont été octroyés aux sélections de N’diago et de Mboyo, engagées dans le tournoi des villages wolofs de football. Une exposition de photos retraçant les différentes actions entreprises (campagne d'assainissement, destructions de mono-filaments et manifestations) par la coopérative « Le Moole » était au menu.
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